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L'Areuse est la plus importante rivière
du canton de Neuchâtel. Elle prend sa source dans le cirque
de Saint-Sulpice sous la forme d'une résurgence de type
"vauclusien" ; c'est à dire que l'eau sort d'un
rocher comme à la fontaine de Vaucluse, près d'Avignon.

Ses eaux proviennent d'une part du vallon des
Verrières et d'autre part de la vallée de la Brévine
par les emposieux (perte des eaux) du lac des Taillères
et de la Brévine. Pour les besoins des usines hydro-électriques,
les utilisateurs de cette précieuse énergie naturelle
ont eu l'idée, en 1926, de construire un barrage avec
vanne dans l'emposieux du lac des Taillères. Cet ouvrage
régularise le débit de la rivière et, ainsi,
le lac des Taillères peut être considéré
comme un lac de barrage avec une réserve d'eau de plus
de 2 millions de m3 disponibles en période d'étiage.
Le débit varie de 700 litres/seconde
à 50'000 litres/seconde en période de crue ou de
fonte des neiges. Cet écart très important a provoqué
de nombreuses inondations avant la première correction
de son cours à la sortie de Fleurier 1866 et 1868, et
la seconde correction de Saint-Sulpice à Travers entre
1949 et 1984. La rivière a conservé un bras mort
de son parcours d'origine entre Fleurier et Môtier ainsi
que des méandres entre Travers et Noiraigue. Le nouveau
parcours, comme l'ancien lit, est "pêchable"
sur toute la longueur, à l'exception des réserves,
naturellement.

Son cours est de 25 kilomètres, au long
desquels l'Areuse accueille les eaux de six affluents (le Buttes,
le Fleurier, le Bied, le Sucre, la Noiraigue et le Merdasson).
De sa source à Noiraigue elle longe le val-de-Travers
d'ouest en est et constitue son cours supérieur. De Noiraigue
à Boudry elle s'engouffre dans de pittoresques et sauvages
gorges qui la conduisent au lac de Neuchâtel où
elle va se jetter, entre Cortaillod et Colombier. |