|
Vous avez certainement déjà vu
au détour d'une rivière, un pêcheur traçant
en l'air avec sa soie des arabesques d'abord sinueuses, puis
droites et précises, pour enfin la déposer sur
l'eau.

Fasciné par l'élégance
du geste, vous en avez rêvé mais n'avez, jusqu'alors,
jamais osé vous lancer. Trop difficile, trop compliqué,
trop chère ! Rien n'est plus faux.
Comme tout, la pêche à la mouche
s'apprend. Au terme de quelques heures seulement, les rudiments
du lancer sont acquis.
Quelle mouche présenter au poisson ?
Comment et où la lancer ? Ce sont les questions essentielles
que doit se poser tout pêcheur néophyte. Comment
maintenir sa ligne en l'air avec suffisamment d'aisance pour
poser la mouche artificielle à une distance raisonnable
et avec précision, voilà une chose décisive
à acquérir.
Celui qui recherche le poisson en surface pêche
à la mouche sèche ; celui qui pêche le poisson
au fond ou entre deux eaux pêche à la nymphe ou
à la mouche noyée. Tous ces leurres sont fabriqués
sur des hameçons au moyen de fils de montage et de plumes
selon des techniques bien particulières.

La canne :
La canne est la pièce maîtresse
de l'équipement du moucheur. Son action, sa longueur,
son poids et sa qualité, sont autant de paramètres
très importants pour permettre au pêcheur de propulser
sa soie avec précision et sans fatigue inutile.
La soie :
Le poids de la soie est directement liée
au type de canne et est en général indiqué
sur la canne, au-dessus de la poignée. Elle sont généralement
fabriquées en matière synthétique de densité
différente selon que l'on pêche en surface (flottante),
ou sous l'eau (plongeante). La soie est toujours terminée
par un bas de ligne auxquels on attache la mouche.
Le moulinet :
Le rôle du moulinet, pour la pêche
à la mouche, est de contenir la soie convenablement lovée
et de permettre de la dévider doucement et sans embrouille
au grés du pêcheur, pendant l'action de pêche.
Le moulinet n'a donc qu'un rôle secondaire, puisqu'il est
simplement le porteur de la soie. |